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Collaborateur Intervenant

Parce que savoir répondre à toutes vos demandes est essentiel, je travaille en étroite collaboration avec Hervé Pupier, fondateur du Clan des Seeonee en 1982, éducateur canin, formateur et spécialiste des troubles du comportement ainsi que des chiens agressifs depuis plus de 30 ans.

 

En cas de troubles du comportement sévères, sa solide expérience auprès des chiens ainsi que son savoir-faire permettront de vous apporter des réponses complètes et ainsi d'établir un programme d'éducation adapté à vos demandes spécifiques.

 

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L'OSDEC ? Mais qu'est ce donc ?

Un constat affligeant

Le constat est là :

  • De plus en plus de chiens arrivent au centre d'éducation ou de formation, anxieux, stressés, apeurés, agressifs...
  • De plus en plus de maîtres arrivent dépassés, fatigués de chercher, las de tenter de comprendre, désabusés de chercher en vain des réponses au milieu d'un brouhaha de réseaux sociaux, de forums, de livres qui donnent tous énormément d'informations contradictoires...
  • De plus en plus de professionnels jettent l'éponge face à une concurrence déloyale qui est bien plus forte en coups bas qu'en talent... Diffamations, menaces, destructions de matériels... C'est une vraie jungle ou le savoir-faire n'a finalement que peu d'importance... 
  • De plus en plus d'abandons ou d'euthanasies... De plus en plus d'accidents...

Il était temps de faire quelque chose... Il était temps d'aider le grand public à comprendre le chien, l'éducation canine, les outils, les modes de communication canins...

Il était temps d'aider les professionnels à faire leur travail normalement. Avec des outils adaptés. Des professionnels qui ne doivent pas se défendre et se cacher pour survivre, mais juste travailler avec talent pour perdurer.

C'est fort de ces constats que mon mari Hervé Pupier a insufflé une grande réunion des éducateurs canins le 4 décembre 2016. Au fil de la journée, nos confrères nous ont fait part de leur désarroi, de leur impuissance, de leur désir que cela change, que l'on vienne les aider. A la fin de la journée, nous avons procédé à un vote, diffusé en direct sur Facebook : à l'unanimité, la centaine d'éducateurs canins présents dans la salle, a voté la création d'un syndicat.

C'est ainsi que nous avons crée l'O.S.D.E.C. (Organisation Syndicale Des Educateurs Canins). Mi-février, l'OSDEC a officiellement vu le jour, mue par l'énergie et le travail bénévole acharné des trois fondateurs, Hervé Pupier, Roseline Gay Pupier (moi-même) et Nicolas Greveldinger.

La suite de l'aventure (mise en place d'un conseil d'administration, première réunion du conseil et du bureau, premières missions, ...), vous pouvez la découvrir sur la page Facebook de l'OSDEC ou sur le site internet : www.osdec.fr

Roseline Gay Pupier
Fondatrice et trésorière de l'OSDEC

Message du président et fondateur de l'OSDEC :

"Chaque jour, depuis une dizaine d'années, j'entends parler de nouvelles méthodes, de nouvelles techniques, de nouveaux métiers, de nouvelles théories, qui dans leur grande majorité, ne tiennent aucun compte des acquis de plusieurs décennies de travail en éducation et en rééducation de nombreux professionnels expérimentés, compétents, et dont les résultats sont non seulement constants, mais régulièrement démontrés.

Les moyens de communication que nous avons tous désormais ont permis bien entendu de pouvoir élargir nos champs d'actions en termes de travail, mais ont permis également à tous ces nouveaux intervenants dans nos métiers (qui se déclinent par des noms et intitulés divers), de semer une grande confusion dans l'esprit du grand public sur ce qu'il faut faire, comment il faut le faire, et pourquoi.

En parallèle, comme s'il s'agissait de causes à effets, les abandons, la médication par défaut, les euthanasies augmentent sans commune mesure.

En parallèle, les problèmes rencontrés par le grand public avec leurs chiens, n'ont de cesse d'augmenter, laissant très souvent les maîtres démunis et en plein désarroi devant ces solutions extrêmes qui leur sont trop souvent proposées, et pour trop d'entre elles, à tort. Tous ces évènements déclenchaient à mon initiative une réunion le 4 Décembre 2016 à Lyon ou j’invitais tous les éducateurs canins de France. Ils furent très nombreux à venir et votèrent à l’unanimité ma proposition de créer l’OSDEC, l’Organisation Syndicale des éducateurs canins.

Après un long travail, Début Février 2017, ce syndicat naissait en début Février 2017, et j’en fus nommé Président fondateur.

Notre syndicat se veut déterminé à redonner aux chiens et aux éducateurs canins professionnels, leurs lettres de noblesse qui n'auraient jamais dû être entachées par quelques confusions et propagandes diffusées volontairement.

Notre syndicat défendra ses membres éducateurs canins professionnels dans leurs droits à travailler, et à proposer des solutions efficaces et durables au grand public.

Nous resterons attachés, dans le respect du chien et des personnes, à mettre en œuvre des solutions intelligentes et soigneusement réfléchies, pour le bien de tous. Vous pouvez suivre l’évolution et le travail de l’OSDEC sur www.osdec.fr

Cordialement.

Le Président du syndicat. Hervé Pupier"

 

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Un article polémique... Un mot diabolisé... De quoi en perdre notre latin !

J’ai publié il y a 2 jours un article qui se voulait... tranquille ! J’ai parlé de la coercition de la part de nos chiens, sur nous les humains.

Cet article avait pour but d’expliquer que le sens même du mot “coercitif” avait été massacré, diabolisé, mis à toutes les sauces.... Et largement relayé sur tous les médias possibles, particulièrement sur les réseaux sociaux...

J’avais donc donné la définition première du mot, copié depuis mon dictionnaire... Et là, première erreur : à priori, le dictionnaire n’a plus de valeur et la plèbe passe outre pour expliquer qu’elle a raison et que le dico à tort...

Voyons la définition de ce terme : “La coercition est l'action de contraindre quelqu'un, pour le forcer à agir ou à s'en abstenir. Elle existe notamment par contrainte physique et/ou psychologique.”

J’avais ensuite expliqué que si l’on voulait aller jusqu’au bout, il fallait parler de tous les acteurs... y compris les chiens !

J’avais ensuite donné quelques exemples vécus personnellement ou vécu par mes clients pour étayer mes dire... Des exemples banals... Des exemples de la vie courante...

J’avais néanmoins pris soin de bien noter que le chien n’avait pas de notion particulière ou de calcul prémédité en faisant acte de “coercition”:

"Les chiens n’ont pas l’envie de nous faire du mal. Ca c’est un fait. Un autre fait, c’est qu’un chien, suivant sa race, sa taille, son poids et son caractère, ça peut franchement faire du dégât sur nos petits corps d’humain... le tout sans méchanceté aucune... juste parce que ce sont des chiens sans règles..."

Ce qui me fait plaisir, c’est que beaucoup de maîtres de chiens et d’éducateurs canins ont eu l’intelligence de comprendre mon propos, et même de l’argumenter par des exemples qui leur sont personnels...

Ce qui me fait doublement plaisir, ce sont les personnes qui n’étaient pas d’accord avec mon article, et avec lesquelles j’ai eu le bonheur d’avoir des discussions intelligentes sur le sens de l’article, sur notre vision des choses, et sur nos opinions... Et triple plaisir, j’ai vu ses mêmes personnes comprendre, et me dire qu’en effet, elles étaient finalement bien d’accord avec le sens premier de cet article... Formidable !

Et puis... Il y a les autres... Les obtus sans arguments... Les “je sais tout mieux que tout le monde, mieux que ceux dont c’est la profession, et pour cause : j’ai un chien donc je sais !”

Petit résumé des phrases récurrentes que j’ai pu lire et contre lesquelles, contre vent et marée, aucune discussion ne fut possible :

  • “le chien ne le fait pas dans le but de nous dresser et nous dominer”
  • “vous cherchez à leur faire peur ou les contraindre”
  • “présenter le coercitif du côté chien : aucun calcul, aucune volonté de contraindre à l'aide d'outils, aucune volonté de soumettre en permanence, de faire obéir, de faire peur”
  • “faire plier le chien engendrant une crainte”
  • “jamais personne n'a eu besoin de cracher sur un de mes chiens pour le faire plier”
  • “il serait bon de ne pas vouloir un énorme chien tonique quand on est mou et idiot”
  • “elle est dans un total anthropomorphisme celle là...”

Et j’en passe, n’ayant pas eu le courage de tout noter !!! Ce qui est sur, c’est que ce mot signifie dans l’esprit sectaire : “faire plier”, “faire peur”, “terroriser”, “dominer”, ... c’est revenu moult fois...

Ce qui est revenu aussi quelques fois, c’est le fait d’assassiner le maitre... si le chien fait mal, si le chien mord, si le chien bouscule : c’est la faute du maitre épicétou !!!!

Ah et n’oublions pas ceux qui m’ont écrit que si j’écrivais cet article c’était pour me dédouaner de mes nombreuses actions de maltraitance... ah bon... aaaah diffamation quand tu nous tiens...

Bon bon bon... reprenons... Pour ceux qui n’auraient pas compris mon propos... Je vais tenter de venir un tout petit peu l’étayer :

Le fond de l'article ne visait à incriminer personne. Il ne visait pas non plus à donner de solutions... Il vise à ouvrir un peu notre esprit sur UN mot : "coercitif". Car tel que ce mot est présenté partout, nous avons affaire à de gentils et tres tres doux petits toutous qui se prennent de la "maltraitance" dans la tronche. Hors c'est totalement faux. Partir de ce principe est une erreur de langage même...

Cet article posait donc juste le problème de la "diabolisation" d'un mot... utilisé et réutilisé à tout va dans toutes les situations pour parler de maltraitance... D’un mot qui est devenu une vraie “insulte” à part entière... Alors oui, ça peut choquer d'entendre parler de coercition chez le chien envers l'humain... et pourtant... le sens initial du mot l'explique...

Les chiens bondissent, les chiens mordillent, les chiens font un tas d'actions pour obtenir de nous et de l'environnement ce qu'ils souhaitent... C’est dans leur nature de chien que d’agir ainsi... Rien de plus normal pour un chien... Et pourtant, en cela ils font preuve de "coercition" au VRAI sens de ce mot. Et le maitre a pour mission de lui apprendre dans la tranquillité et la justesse les règles "coercitives" des humains... Et ainsi tout le monde vit en harmonie et dans le bonheur d'être ensemble...

Mais nous pouvons contraindre de bien des manières... Marcher au pied est par substance complètement contre nature pour un chien... Un chien ça court, ça renifle, ça explore... Il s'agit bien là de lui faire un apprentissage pour lui expliquer ce que l'on souhaite, et pour le "contraindre" en effet a effectuer un comportement souhaité par l'homme (car pratique dans bien des situations)... mais pour cela, sommes-nous obligé de crier, de forcer, de tirer (de “plier”, de “dominer” et de “faire peur” si j’en crois ce que je lis) ? Ou peut-on lui expliquer que lorsqu'il est "au pied" il lui arrive toujours un truc cool ? et que lorsqu'il dépasse, ça ne l'est pas (et pas besoin de lui dévisser la tête... l’absence de récompense, une intonation, un regard, une attitude suffise la plupart du temps...)

L'éducation donc, qui est l'action de contraindre son chien a un certain nombre d'action est de la coercition par définition...

Cette coercition est-elle pour autant négative ? Pour les imbéciles surement... Pour ceux qui réfléchissent un tant soit peu, elle est source de plaisir pour le chien (et en même temps pour le maitre) !

Néanmoins on le “contraint” bien à quitter cette sublime odeur de crotte de lapin pour revenir à nous au rappel... On le “contraint” à marcher dans la direction de notre choix alors même qu'il y avait une poule dans la direction inverse... On le “contraint” à s'assoir alors même que le chien a très envie de piquer un sprint... Oui mais... la finalité de cette contrainte c'est du bonheur, du jeu, de l'émotionnel, de la bouffe, de la joie et tout ce qui peut procurer du bonheur au chien... En tout cas si l’on travaille son chien correctement !

Actuellement, ce mot, “coercitif” est totalement négatif dans les esprits. Coercition = torture, maltraitance, douleur, soumission, horreurs... Nous sommes bien loin de la vérité du dictionnaire...

Nous sommes nous-mêmes, les humains, entourés d'objets coercitifs : la ceinture de sécurité des voitures est un bon exemple... Cette ceinture me contraint, me serre, est désagréable... Pire encore si je ne la mets pas, un bip se met à sonner de plus en plus fort, me provocant irritation et agacement... Tout cela est hautement contraignant... Je n'ai pas la liberté de faire ce que je veux... Oui mais... Cet objet coercitif m'a sauvé la vie lors d'un accident ou j'ai fait des tonneaux et ou je serais surement morte....

Hummmm... Alors ? Coercition = forcément maltraitance ??? Vous êtes sur de ça ?

Cet exemple est pourtant proche du chien pas encore éduqué, que l’on contraint dans ses mouvements par une laisse (objet coercitif) lorsqu’on se balade avec lui à côté d’une route passante...

Et vous, connaissez-vous des objets ou des situations de votre quotidien d’humain qui sont coercitifs et pourtant si nécéssaire ?

Roseline Gay Pupier - Educateur canin et Formateur

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Même si je ne m’implique que peu sur les différents réseaux sociaux (perte de temps allant d’énorme à infinie avec une utilité très relative...), je les suis tous de près...

Je peux y découvrir des articles, des pétitions, des coups de gueules, des batailles puériles, des “éducateurs canins du clavier” qui s’insurgent sur des “éducateurs canins de métier”, des gens qui s’offusquent, des gens qui s’émerveillent, des chiens avec des petits bonnets à fleurs, la meilleure manière de concevoir un manteau à son chien à partir de nos vieux t-shirt usés, les dernières méthodes et/ou outils “miracles”, et j’en passe...

Et si les sujets sont vastes, il y en a un qui fait toujours recette... Un qui a la côte quel que soit le moment de l’année... Un dont le succès ne fait que grandir toujours et encore : “La Coercition”...

Les outils coercitifs... Les éducateurs coercitifs... Les méthodes coercitives... Les émissions tv qui prônent la coercition... Il y en a pour tous les goûts... Et chacun s’indigne... Et chacun est prêt à lancer une guerre qui débute par des propos houleux et qui se termine par des pétitions par milliers...

Voyons la définition de ce terme : “La coercition est l'action de contraindre quelqu'un, pour le forcer à agir ou à s'en abstenir. Elle existe notamment par contrainte physique et/ou psychologique.”

Je n’ai aucune envie de m’impliquer dans ses petites guéguerres qui ne servent à rien d’autre qu’à perdre du temps inutilement... Je préfère juste consacrer ma vie à aider des maîtres et des chiens... J’estime cela bien plus productif.

Mais je souhaite néanmoins lancer un petit sujet... Car je ne l’ai juste JAMAIS vu sur les différents champs de bataille virtuels : “Le chien n’est-il pas ultra coercitif envers nous, les humains ?”

  • Quand je vois un maître arriver au centre d’éducation, tracté par son chien, qui me confie qu’il en est à sa 3eme tendinite du coude à cause de ses tractions incessantes... Le chien ne met-il pas là en oeuvre une action de contrainte physique sur son maitre pour avancer plus rapidement dans la direction qu’il a choisi ?
  • Quand je vois un maître arriver en fauteuil roulant, son tendon d’Achille arraché par son chien parce qu’il était dans la même pièce que lui alors qu’il mangeait sa gamelle... Le chien n’exerce-t-il pas là, une contrainte physique (et même psychologique) sur son maître pour le faire disparaitre de son univers lorqu’il mange ?
  • Quand je vois des maîtres arriver griffés ou troués... Le chien n’exerce-t-il pas là une contrainte physique sur ses maîtres pour les forcer à jouer ou à rentrer en contact avec eux ?
  • Quand je reçois une maitresse qui s’est fait bousculer si fort par son chien lors d’une balade qu’elle en est tombée et à du appeler au secours pendant 3 heures à cause de la fracture qui l’empêchait de se relever... Le chien n’a-t-il pas exercé une action coercitive pour l’obliger à aller plus vite, la blessant gravement au passage ?
  • Quand sur mon terrain je vois une de mes clients se faire bousculer par son chien et se faire casser le doigt en direct... Parce qu’elle ne donnait pas le jouet assez rapidement...
  • Quand moi-même je me fais faucher au passage par ma meute qui poursuivait un papillon (action coercitive qui m’a fait boiter pendant 1 mois)...
  • Quand au cours d’une année de cours j’ai le droit à 3 tendinites du moyen fessier à force de me faire sauter dessus par des chiens sans l’once d’une méchanceté mais qui ont la fougue de leurs caractères et de leurs envies du moment...

Des exemples j’en ai pleins... Les chiens n’ont pas l’envie de nous faire du mal. Ca c’est un fait. Un autre fait, c’est qu’un chien, suivant sa race, sa taille, son poids et son caractère, ça peut franchement faire du dégât sur nos petits corps d’humain... le tout sans méchanceté aucune... juste parce que ce sont des chiens sans règles...

Je l’ai déjà dit sur de précédents articles... Un chien c’est fort... Il suffit de les regarder agir entre eux... Jeux combattifs, roulades, chocs... Nous ne sommes pas fabriqué pareil... Alors... et si on parlait de la coercition chez le chien ?

Roseline Gay Pupier - Educateur Canin et Formateur

Je l'avoue, même si cet article exprime une vérité, j'ai surtout écrit cet article pour faire "réagir"... Je dis sans cesse à mes clients : "arrêtez de vous faire maltraiter par votre chien"... Et à force, il fallait bien que je l'écrive une fois pour toute !

 

Mais je l'ai surtout écrit à un moment ou, suite à une émission télévisé peu interessante (mais ou je n'ai vu aucun chien se faire maltraiter), la planète web a réagit de maniere absurde et clairement excessive !!!!

 

Sur les forums, les blogs, les réseaux sociaux, tout le monde s'offusquait, des dizaines de nouvelles pétitions ont été crée sur du vent... Et je l'avoue, je suis désabusée de voir à quel point les gens sont capables de s'offusquer pour trois fois rien, mais aveugle sur des réalités telles que celles décrites dans l'article, à savoir qu'un chien est brutal si on ne lui apprend pas à être doux !!!

 

J'ai donc écrit cet article pour faire réagir... et les réactions ne se sont pas fait attendre... Cela m'a permis d'écrire une suite que je vous invite à lire !!!

 

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La plupart des gens utilisent le terme "maître" à tord et à travers... Mais n’est ce pas une expression lourde de sens et même de conséquences ? Peut-on vraiment l’utiliser ?

Il y a une énorme différence entre "être propriétaire d'un chien", et être "maître de chien"...

Pour être un "maître" de chien, il faut savoir "en être maître". Donc savoir maîtriser son chien en toutes circonstances, pour pouvoir être garant de sa sécurité et de la sécurité de tout être vivant qui gravitera autour... C'est par cette maîtrise que l'on peut donner à son chien de plus en plus de liberté... Je m’explique :

La plupart des gens me disent : "quand je libère mon chien, il est heureux, il court partout, mais il ne revient pas, et j'ai beaucoup de mal à le rattraper"... N'est-ce pas prendre le problème à l'envers ? Ne met-on pas son chien en grand danger ? Une voiture qui passe... et voici un chien libre mais mort... Un lapin qui passe... et voici un chien libre, mais perdu...

Avoir de la “maitrise” permet de donner une liberté toujours plus grande à son chien. C’est parce que le chien a un rappel parfait en toutes circonstances, qu’on peut lui agrandir son champ de liberté possible, et ce, en toute sécurité pour lui comme pour les autres.

Beaucoup me disent “mon chien est adorable, mais il est trop sociable... c’est totalement ingérable, je ne peux pas le sortir, il saute sur tout le monde, il fait peur aux enfants, il fait tomber les personnes âgées...”

Notre maîtrise des comportements de notre chien, nous permet de lui apprendre tranquillement beaucoup de chose. Notamment à se comporter correctement en société ! Ne pas sauter sur les gens, ne pas voler la nourriture sur la table, ne pas aboyer de manière incessante, ne pas tirer en laisse, etc... Ainsi, cette maîtrise permet d’augmenter le champ du possible avec son chien... Nous pouvons donc l’emmener partout sans le moindre problème...

Si je prends un exemple personnel : je pars de temps en temps faire les soldes avec un ou plusieurs de mes chiens... Je les emmène dans les boutiques les acceptant, je sais que mes chiens ne feront pas pipi sur les portants de vêtements, que si je leur donne un “pas bouger”, je pourrais aller en cabine essayer mes précieuses bonnes affaires dénichées, qu’ils ne feront peur à personne, qu’ils ne dérangeront personne... Après, il n’est pas rare que je les emmène au restaurant ou en terrasse boire un petit café... Je sais qu’ils ne voleront pas la nourriture de la table d’à côté, qu’ils ne sauteront pas sur les gens, qu’ils seront sagement sous la table, à observer l’activité de la ville ! Souvent nous croisons des chiens, à qui nous allons parfois dire bonjour, et je sais que mes chiens ne vont pas leur sauter dynamiquement ou agressivement dessus, et ce, même si le chien en face n’envoi pas des signaux très sympas... et ensuite, direction la forêt pour une immense balade détachée avec souvent baignade au lac en prime ! Mes chiens adorent chacune de ces étapes, car tout se passe harmonieusement, et que ce sont des moments agréables !

Si toutes ces étapes sont possibles, c’est parce que j’en ai la “maîtrise hiérarchique”, et parce qu’un apprentissage leur à permis de comprendre exactement ce que j’attends d’eux. Je suis donc fière de me prétendre “maître” de chiens. Parfois un de ces apprentissage est en petite régression (par exemple si cela fait longtemps que je n’ai pas pratiqué avec mon chien cette demande), ce “manque de maîtrise” me saute donc aux yeux, et donne lieu à une mise à niveau immédiate...

Attention donc à prendre le temps de faire les choses. Avoir la “maîtrise” de son chien, en devenir “maître”, demande de la patience, de l’apprentissage, de la confiance mutuelle et surtout du temps. Un maximum de liberté en est la finalité. Mais il n’y a pas de formule magique... cela passe par un travail qui demande des efforts, du dialogue, et de l’entrainement !

Roseline Gay Pupier - Educateur Canin et Formateur

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Me voilà bien interloquée... je n'avais jamais testé, et j'en suis restée ahurie...

Tout le monde vous dit (et moi la première) qu'il est capital avant d'adopter un chien, de bien se renseigner sur les races, de faire attention aux spécificités comportementales génétiques, de ne pas s'arrêter à une apparence qui peut plaire, de faire attention au "coup de coeur", bref, de choisir un chien qui correspondra à votre mode de vie (maison, appartement, terrain, disponibilité, temps à consacrer...), à votre milieu social (enfants dans le foyer, personnes âgées, ...) et à votre caractère...

J'avais vu qu'il existait un nombre étonnant de sites internet spécialisés ou non, qui proposaient de faire gratuitement un test en ligne, et qui, suite à ce test pouvaient vous proposer la ou les races de chiens vous correspondant le mieux. Je n'avais jamais testé jusqu'alors... C'est chose faite aujourd'hui...

Je ne peux, encore une fois, que tirer le signal d'alarme... Les questions sont parfois déroutantes... quand à la réponse du test... à croire qu'une réponse purement aléatoire est donnée car les choix des races proposés sont parfois complètement contradictoires avec les réponses que vous avez fourni au test...

J'ai personnellement fait le test sur 10 sites internet connus. J'ai répondu à chaque fois honnêtement. Voici les races de chien que l'on m'a proposés, site après site. Et bien sur, chaque site me dit que c'est LE chien idéal pour moi :

  • Chien loup Tchèque,
  • Malamute d'Alaska,
  • Coton de Tuléar,
  • Terre Neuve,
  • Springer Spaniel,
  • Jack Russell,
  • Labrador,
  • Akita Inu,
  • Yorkshire,
  • Et un des 10 sites m'a carrément dit qu'aucun chien ne me correspondait !!!!

Bah mince alors... D'autant que les caractéristiques de ces chiens sont très différentes d'un chien à l'autre !!!! Comment expliquer cela ? Et pour avoir eu beaucoup de chiens dans ma vie, j'ai pu au fil du temps, affiner au plus juste, les caractéristiques essentielles pour moi et mon mode de vie... Et pourtant... aucun de ces sites ne m'a proposé les races de chien me correspondant le mieux... Affolant non ?

Chacun est libre de faire ce qu'il veut bien sur... Mais je pense qu'il serait plus opportun de privilégier des conversations saines avec un ou plusieurs éleveurs, un éducateur canin, et même un vétérinaire pour vous guider au mieux dans votre choix, plutôt que de faire confiance à des tests pareils... Pour moi, un chien ne se choisit pas en faisant un simple test sur internet, et ce, même si le site est connu et semble être une référence dans le domaine canin... Après c'est à vous de voir...

Roseline Gay Pupier - Educateur canin et Formateur

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Pas de miracle... on n'arrête pas de vous le dire... Il n'y a pas de formule magique... la rééducation d'un chien nécessite du temps, du travail, de la patience, de la finesse, et de la pugnacité.

Je reçois chaque jour des dizaines de messages par mail, par MP ou par téléphone... Des cas de figure complexes, des problématiques comportementales compliquées, des chiens qui sont dans une grande détresse... Et à chaque fois (ou presque), après m'avoir exposé les problématiques rencontrées, arrive en fin de message LA question qui tue : "auriez-vous un conseil pour que mon chien aille mieux ?"...

Oui, j'en ai pleins !!!! Mais dans ce types de cas, impossible de donner des conseils basiques sans risquer de se tromper lourdement, et d'empirer les choses... J'explique donc systématiquement que j'ai besoin de voir le chien (et de voir le maître), afin de pouvoir donner le conseil adéquat, et mettre en place un processus de travail adapté au chien.

Quasiment à chaque fois, la personne avec laquelle je communique tombe des nues et me dit un truc du genre "ah bon ? vous n'avez pas juste un conseil à me donner ? Il faut obligatoirement venir plusieurs fois ?"

Et quasiment à chaque fois, la personne ne me donne plus signe de vie après ça...

Revenons à la question posée dans le titre de ce petit article : "pourquoi les méthodes mensongères ont du succès ?"... Ma foi... Parce que cela surfe sur le fait que la rééducation comportementale est aussi simple qu'un coup de fil ou qu'un cours donné par webcam grâce à des vidéos tutorielles... Parce que cela prône la rapidité (en 5 cours, votre chien sera comme neuf)... Parce que l'on vous fait croire qu'il n'y aura pas à travailler... Parce que l'on vous dit que rien n'est plus simple et rigolo à faire que de rééduquer votre chien...

Soyons sérieux, entre un professionnel qui vous dit que vous allez devoir travailler, devoir faire des efforts, devoir vous remettre en question, que cela va prendre du temps... et quelqu'un qui vous dit que c'est simple, que c'est amusant, et que c'est rapide... qui allez-vous choisir ?

Et voilà comment arnaquer des personnes qui n'y connaissent rien, et qui naturellement vont faire confiance à la personne qui est censée être un professionnel...

Voilà comment voler de l'argent à des maîtres... Voilà comment empirer les troubles des chiens... La différence majeure, cela s'appelle l'éthique. C'est moins vendeur... C'est moins rentable pour le professionnel. Mais c'est la vérité.

C'est triste pour les maîtres de chiens... C'est triste pour les chiens qui vont mal... C'est la réalité en France (et ailleurs) ou la profession n'est pas règlementée et ou tout le monde s'improvise professionnel sans connaissances... Je ne peux que conseiller la plus grande prudence aux maîtres dans leur choix d'éducateur canin... Méfiance envers ceux qui parlent de "méthodes magiques" ou "d'outils miraculeux"... Après c'est à vous de voir... A méditer...

Roseline Gay Pupier - Educateur canin et Formateur

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Comme tout un chacun, j'ai une vision... C'est la mienne, elle vaut ce qu'elle vaut, c'est à dire qu'elle est importante pour moi. Je ne dis pas que j'ai raison, c'est juste ma vérité. Selon moi, chaque professionnel, quel que soit son métier, se doit d'avoir une ligne de conduite, et doit avoir la droiture de s'y tenir. Voici la mienne :

1/ Aucune place n'est possible pour l'égo de l'éducateur.

Qu'est ce que cela veut dire ? Cela veut dire que les envies, les désirs, les prérogatives de l'éducateur ne doivent JAMAIS rentrer en ligne de compte. Car seul le chien est important (et donc par ricochet le bien-être des maîtres).

En plus clair :

  • si un éducateur canin a atteint les limites de son savoir avec un chien, il ne doit pas hésiter à prendre de l'aide auprès d'un confrère plus compétent face à ce cas; afin de réussir à atteindre les demandes des maîtres du chien; ou afin de remettre un chien qui est en souffrance psychologique dans un état d'équilibre.

Nous voyons de plus en plus de chiens envoyés à l'euthanasie pure et simple par des éducateurs qui sont restés concentrés sur leur nombril. Ce sont des chiens pour la plupart tout à fait rééducables. Ce simple fait serait évité aisément si l'égo de ces personnes n'entrait pas en jeu... et c'est un fait dramatique et méprisable.

  • Même si l'éducateur canin meurt d'envie de tester certaines choses avec le chien (car cela ferait plaisir à l'éducateur... exemple une caresse sur un chien qui est dans une grande peur de ce qui l'entoure), il se doit de ne penser qu'au chien et à son équilibre. Ainsi, focalisé sur l'évolution du chien et sur les actions à mettre en place, l'éducateur devra oublier ces envies, afin de construire ou de re-construire de manière adaptée le travail à mettre en place.
  • Si l'éducateur canin a le moindre doute concernant ces compétences face à un chien lors du premier rendez-vous avec le maître, il se doit d'être honnête envers ce client potentiel, quitte à l'accompagner dans la recherche d'un éducateur canin plus adapté ou avec plus d'expérience. En aucun cas il ne doit "mentir" dans l'unique but de ne pas perdre la face ou dans l'éventualité de perdre un "client". C'est preuve de professionnalisme que de connaître ses limites et de les expliquer aux maîtres... Car celui qui va à l'encontre de ces compétences, ne fera pas son travail auprès du chien de manière correcte.

2/ Se former, se remettre en question, s'entourer

Il est indispensable de se tenir au courant des évolutions, des découvertes, des reculs, des techniques qui entourent son métier. C'est d'autant plus vrai lorsque le métier concerne un être vivant. C'est encore plus vrai lorsqu'il en concerne plusieurs... Un éducateur canin aide non seulement le chien, mais aide également les maîtres... Il a donc une responsabilité énorme. Le droit à l'erreur n'existe pas.

Un vrai professionnel canin doit donc partager avec ces tiers, discuter, observer, poser des questions et se former. Il n'est donc pas question de rester sur des acquis et de s'y cramponner de toutes ces forces. Car chaque outils supplémentaires sera un bienfait pour un chien particulier qui y sera réceptif.

De la même manière, un éducateur canin se doit à mon sens de garder une droiture face au chien. Il doit donc étudier les outils, garder précieusement ceux qui sont prometteurs et utilisables, mais mettre de côté les outils inadaptés et néfastes au chien, et ce, même si l'attrait financier et marketing de ces outils est grand.

3/ Etre inventif, s'adapter et se remettre en question de manière systématique

Certains chiens sont très compliqués. Trouver l'outil le plus adapté est donc parfois compliqué. Cela demande de la recherche, de la réflexion et de la remise en question. Cela demande parfois (souvent ?) de créer des outils, des approches, des exercices inédits pour l'éducateur canin.

L'éducateur doit pouvoir expliquer au maître la moindre de ses démarches. Sa recherche. Le pourquoi d'une construction d'exercice. Si l'on veut que le maître comprenne son chien, il est indispensable de pouvoir lui décortiquer nos actions afin qu'il cerne au plus juste le fonctionnement psychologique de son chien.

L'éducateur a donc l'interdiction morale de rester sur un outil inadapté au chien dans le seul but de ne pas perdre la face devant le client. L'acharnement dans une mauvaise direction (déclaré mauvaise par le chien, car c'est lui qui nous le dit) est une absurdité qui nuit à la fois à l'image de l'éducateur (mais c'est bien fait pour lui), au maître du chien (qui lui vous croit sur parole, hors de question donc de lui mentir) et surtout au chien.

4/ Travailler en toute sécurité

Il est hors de question que l'éducateur fasse prendre des risques inconsidérés au chien, aux maîtres ainsi qu'à tout être vivant se trouvant à proximité. La sécurité ne s'improvise pas. Il faut être sur. L'éducateur doit être en mesure de l'expliquer aux personnes présentes. Il doit également être capable d'instaurer des règles de sécurité, et de les poser de manière claire, afin de pouvoir travailler correctement. Il doit également pouvoir expliquer au maître l'usage des outils employés, afin que celui-ci puisse les réutiliser le cas échéant.

Je donne quelques exemples pour que cela soit plus précis : hors de question de travailler des chiens présentant une dangerosité potentiel envers les congénères sans sécurité (travail en longe, distance de sécurité, main mise sur tous les chiens, etc...). Impossible de travailler un chien agressif envers l'humain sans protéger les personnes présentes avec des habits adaptés et / ou une muselière pour le chien.

Il est également du devoir de l'éducateur canin de refuser de travailler si les maîtres s'opposent à cette mise en sécurité (exemple : c'est le droit du maître de refuser l'utilisation d'une muselière sur son chien. Mais l'éducateur à le devoir de refuser de se mettre lui-même en danger face à se refus).

Il est également du devoir de l'éducateur canin de mettre des règles strictes dans ces locaux. Le but n'étant pas d'embêter les gens, mais bien de faire en sorte que tout se passe au mieux. Obliger le port de la laisse, obliger les maîtres à avoir un chien vacciné, interdire les locaux à la moindre suspicion de maladie, etc...

Pour conclure

Tous ces points sont pour moi le minimum syndical de l'éducateur canin... Encore une fois cela n'engage que moi... Je pense que c'est à chaque éducateur canin de fixer sa propre déontologie... Mais cela doit toujours être fait dans la droiture, l'honnêteté et avec comme unique but le bien-être du couple maître-chien.

Roseline Gay Pupier - Educateur Canin et Formateur

En relisant cet article quelques années après l'avoir écrit, je me rends bien compte que le ton est particulièrement "sec"... Cela m'a surpris... Cela ne me ressemble guère... Alors je me suis remémorée dans quelle condition je l'avais écrit... Et je vais le partager avec vous :

 

J'étais en pleine formation "conseiller canin", avec des stagiaires qui étaient là pour apprendre le métier. Hervé Pupier m'avait confié un chien en particulier (Jungo) qui avait très peur de l'être humain et qui attaquait par auto-défense. J'avais 5 jours pour obtenir des résultats nets et flagrants et sortir le chien de son mal-être et éventuellement d'une euthanasie prochaine... Voilà pour le contexte... Un contexte lourd... une maîtresse désespérée... Un chien malheureux et en danger...

 

Et voilà la cause de cet article et du ton sec et cassant employé : à 3 reprises durant les 5 jours de travail, des stagiaires, venus pour apprendre le métier, des futurs professionnels du chien, ont transgressé mes demandes précises pour leurs propres bénéfices, tentant notamment une caresse alors que je l'avais interdit (jugeant cela prématuré dans la rééducation)...

 

3 fois le chien qui progressait, a subitement régressé brutalement à cause de ses actions... Alors même que je n'avais que 5 jours pour agir, donc un temps extraordinairement court... Lorsque j'avais demandé aux stagiaires le "pourquoi" d'une telle action, la réponse m'avait horripilé : "Bah oui mais il me fait de la peine ce pauvre chien... on a envie de lui faire un câlin"...

 

JAMAIS nos états d'âmes ne doivent rentrer en ligne de compte... JAMAIS... Cela nuirait au bon déroulement de ce qu'il faut faire... Cela viendrait mettre des parasites et un affect mal placé qui empêcherait le chien de progresser comme il le devrait...

 

Lorsque ce chien est parti du centre, rééquilibré, la maitresse ravie (témoignage et vidéo du chien dans la rubrique vidéo), je me suis écroulée... Ce cas était lourd émotionnellement... j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps... Car si nos états d'ame ne doivent pas rentrer en ligne de compte durant la thérapie, cela ne veut pas dire que l'on n'en a pas ! Et certains chiens et/ou certains maitres nous bouleversent... Mais cela ne doit pas rentrer en compte durant le travail à effectuer... Et qu'un futur professionnel du chien vienne détruire un travail qui vise à le sortir d'un mal-être pour son propre bénéfice émotionnel m'a personnellement affecté... Cela me semble impensable dans notre profession...

 

Voilà, vous savez tout... Je n'ai donc pas modifié une ligne de mon article, et ce, même si le ton est particulièrement sec et désagréable... Je l'assume... Mais je l'explique !

 

Roseline Gay Pupier - Educateur canin et Formateur

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Ma boite email, ma messagerie Facebook, parfois ma boite SMS, et bien sur mon répondeur vocal explosent............ BOUMMMM !

Trêve de plaisanterie, tous ces supports de contact explosent sous le nombre inouï de demandes de conseils gratuits des maîtres de chiens...

Evidemment, j'ai un grand coeur, et mon souhait serait de pouvoir répondre à tout le monde, et que toutes ces personnes soient heureuses, aient leurs renseignements, trouvent des solutions simples...

Hélas, deux montagnes se dressent devant moi :

La première, c'est que la plupart du temps, les faits exposés sont importants... Impossible donc de jouer à Madame Irma, et de donner des conseils à tour de bras, sans voir le chien. Impossible également de me transformer en magicienne, qui d'un tour de bras, va donner LA solution qui va tout résoudre comme par magie ("Alacazam Abracadabra Redebouuuuuuuuuuuuuu rééquilibre toi le chiennnnn" !!!! ça serait bien si ça pouvait marcher héhé !)...

L'éducation canine, (et à plus forte raison la rééducation comportementale) est un travail de longue haleine, de patience et de construction pas à pas. Cela prend des mois, pour rééquilibrer un chien en désarroi. Cela prend des mois pour donner les bonnes attitudes à un maître. Cela prend des mois pour apporter des connaissances éthologiques qui permettront au maître d'avoir une bonne vision des choses à faire et à ne surtout pas faire avec SON chien (chaque chien étant unique, ces apprentissages sont donc personnalisés).

Et bien évidemment, un autre écueil de taille se dresse devant moi : je suis une entreprise... Comme toute entreprise, je paye des charges, des impôts, des taxes... comme toute entreprise, il faut bien que je gagne ma vie... Alors je comprends lorsqu'on commence un message par "je n'ai pas les moyens d'aller voir un éducateur canin mais si vous aviez la gentillesse de...", mais il faut bien comprendre que derrière, lorsque je passerai à la caisse de Carrefour, la caissière n'aura aucune pitié pour moi si je lui dis "je n'ai pas les moyens de payer ce qui se trouve dans mon caddie, mais si vous aviez la gentillesse de me faire passer gratuitement"...

Alors pardonnez moi de ne pas pouvoir vous répondre... J'en suis vraiment désolée... Et dans un monde idéal de collaboration et de troc, je le ferais bien volontiers... Mais dans notre monde, je ne le peux pas...

Quand à ceux qui me harcèlent durant des semaines pour que je leur donne malgré tout une réponse (et ce, malgré le fait que je leur ai expliqué tout ceci)... A ceux qui deviennent désagréables voir insultants car ils ne comprennent pas que ma vie ne sois pas entièrement dédiée à leur fournir un service gratuit et personnalisé... A ceux qui m'appelle parfois à des heures impossibles ("je sais bien qu'il est tard mais comme je n'ai pas réussis à vous joindre en journée, je me suis dit que j'aurais plus de chance de vous avoir à 3 h du matin") ...Aucune gentillesse à attendre de ma part... Qu'ils aillent voir ailleurs si le monde est plus doux...

Néanmoins, pour ceux qui souhaitent un rendez-vous, (ne serait-ce qu'un rendez-vous de test qui leur fournira déjà des "pistes" sérieuses), je suis à votre disposition pour fixer un créneau horaire ! Alors n'hésitez pas à me joindre au 06 24 72 58 78 ou par mail via le formulaire de contact de mon site !!!

Bien cordialement,

Roseline Gay Pupier - Educateur canin et formateur

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Depuis toujours, j’ai eu des chiens… Depuis toujours, j’ai pris des chiens qui n’étaient pas de la toute première fraicheur, toujours des « gueules cassées », souvent les plus « abimés » des refuges… Ceux qui étaient les moins « mignons », les moins« attrayants », afin d’être sur qu’ils aient au moins une chance… Et, pour la petite histoire, ils sont devenus à chaque fois, des chiens magnifiques ! Comme quoi la misère et la dureté de la vie n’abime pas que les humains… Et que le bonheur redonne beauté et jeunesse !!!

Pour la première fois de ma vie, j’ai pris la décision de prendre un chiot… Pardonnez la métaphore, mais pour une fois, j’ai souhaité prendre un disque dur vierge ou tout était à écrire pour la première fois…

Je sais bien qu’il est difficile d’avoir un chien…J’ignorais qu’avoir un chiot était si compliqué… Les chiens et les chiots ne sont pas en cause… non non non… Ce sont bien les humains qui rendent la tache extrêmement ardue…

"Non mais moi je connais bien les chiens…"

Je dis sans cesse à mes clients que l’on s’en fiche du regard des gens. Je dis sans cesse à mes clients qu’il faut être avec son chien, communiquer avec lui, en ne prêtant pas attention à ce qui se passe autour (en tout cas dans un premier temps, le temps de lui apprendre un certain nombre de chose)… Et pour cause : sans arrêt, cette horde d’êtres humains bien pensant à quelque chose à dire sur l’éducation de nos chiens…

Entre :

  • les personnes qui poussent des cris de lapins blessés en croisant votre chien (« ah nonnnnnnnnnn j’aime pas les chiens aaaaaaaaah ») tout en bondissant pour se scotcher au mur…
  • Les personnes qui viennent vous donner avec l’air de toute puissance de la connaissance suprême sur le visage, des conseils sur ce que vous « devriez plutôt faire »…
  • Les personnes qui vous regardent et chuchotent avec leur voisin en secouant la tête d’un air navré…
  • Les personnes qui se jettent sur votre chien pour lui faire une caresse, comme si cela était totalement normal et que vous n’existiez pas…
  • Les personnes qui vous prennent à parti en vous donnant tout un laïus concernant la race de votre chien, vous jugeant copieusement au passage…
  • Les personnes qui voient que vous êtes en train d’apprendre quelque chose à votre chien, mais qui s’en fichent, s’accroupissent et l’appellent à elles, cassant net votre apprentissage en cours…
  • Les personnes qui s’approchent d’un air supérieur de celui qui sait tout, malgré le fait que vous lui disiez de ne pas le faire, en vous répondant sans vous regarder « non mais c’est bon, j’ai deux chiens, je connais bien les chiens » et qui caressent votre chien malgré votre demande de ne pas le faire…
  • Les personnes qui viennent vous reprendre d’un air outré si vous réprimandez votre chien ou si vous lui mettez une interdiction de faire quelque chose (qui pourtant pourrait lui sauver la vie un jour, mais ça, les gens s’en fichent)…
  • Les personnes qui viennent vous dire que vous n’utilisez pas la bonne méthode ou le bon outil, et qui vous explique que vous avez tord, quelle que soit votre tentative de communication…
  • Etc…

La liste est très très longue… et c’est relativement insupportable… Qu’il est dur d’éduquer son chien au milieu des êtres humains…

"Oooooh mais qu’il est mignon……"

Et bien dites-vous bien, que c’est deux fois plus difficile avec un chiot… un chien adulte provoque une certaine méfiance chez certains, les empêchant de trop vous embêter… Un chiot ressemble à une peluche, et donne donc la permission implicite à tous les débordements possibles…

Je me suis personnellement fait traiter« d’irresponsable » parce que j’avais le malheur de promener mon chiot en ville… je me baladais tranquillement et soudain une femme bon chic bon genre m’a alpaguée, houspillée, avant de continuer son chemin sans me laisser la possibilité de réponse : « Mais c’est un border collie, c’est complètement irresponsable d’avoir un chien de troupeau en ville, vous allez en faire un chien malheureux mademoiselle… Il faut se renseigner un peu avant d’acheter un chien, espèce d'irresponsable »

Bon… OK…

Je me suis fait traiter de « maltraitante », sous prétexte que j’apprends mon chiot à ne pas sauter sur les gens dans la rue à la recherche d’un câlin… je lui apprends à s’asseoir, condition pour avoir tous les câlins du monde… Et là, une dame a balayé mon apprentissage en cours, en me disant « mais pourquoi vous le maltraitez comme ça ? Laissez le voyons, il veut me faire un câlin »… Lorsque je lui ai expliqué calmement que le jour ou il aura les pattes pleines de boue, qu’il fera 20 kg de plus, ça pourrait déranger les gens que mon chien bondisse ainsi, elle a balayé mon argument en une phrase « Oui mais moi, ça ne me dérange pas »

Bon… OK…

Je me suis refais traiter de « maltraitante » àl’occasion d’un apprentissage… Mon chiot marquait le fait de passer sur les grilles d’aération des égouts… j’en ai trouvé une qui faisait la largeur du trottoir, je me suis mise de l’autre côté, et je me suis accroupie, pour que le chiot fasse un choix, prenne le temps de regarder, de renifler, de passer, et ainsi de se rendre compte que ce n’était pas dangereux… Là, un monsieur c’est jeté sur moi : « Mais pourquoi vous lui faite ça ? »,patiemment, je lui explique le cheminement d’apprentissage… « c’est de la maltraitance madame, si votre chiot a peur, prenez le dans vos bras pour passer »

Bon… OK… quand il fera 30 kg, ça sera pénible l’histoire…

Une autre fois encore, j’étais dans un magasin de bricolage, quand une femme c’est littéralement jetée sur mon chiot, et a commencé à le caresser demanière un peu trop brutal, pile sur les oreilles… Tranquillement, je lui dis qu’il n’y a pas de soucis pour qu’elle le caresse, mais qu’elle évite les oreilles, parce que la structure n’est pas encore formée de manière définitive, et que ça pourrait lui abimer… « Bah faut le dire si vous voulez pas qu’on vous approche, pas la peine de m’envoyer ch… »

Ah bon ? Ok… Pour la petite info, cette folle furieuse a cassé définitivement le cartilage de l'oreille de mon chien, qui l'a gardera plié toute sa vie à présent...

Il y en a pleins d’autres des exemples… exemples de la difficulté au jour le jour pour socialiser correctement son chiot… C’est extrêmement compliqué de bien faire les choses malgré tout cela…

Pour conclure

Etienne Girardet en a parlé lors de la conférence du 25 mai 2014 de Hervé Pupier… Extrêmement bien imagé, sous forme de BD… Je suis on ne peut plus d’accord avec lui, moi qui en fait aujourd’hui personnellement l’expérience avec mon propre chiot…

Si on veut bien faire l’éducation de nos chiens, hors terrain d’éducation (havre de paix protégé), cela demande de l’implication, du courage, et surtout une extrême patience…

Je le dis souvent à mes clients, je le répèterai encore et encore… On s’en fiche du regard des autres… Soyez avec votre chien, communiquez avec lui, quoi qu’il se passe, soyez concentré sur l’apprentissage en cours… Ce ne sont pas « les gens » qui vivent avec votre chien… ce ne sont pas« les gens » qui sont garants de sa sécurité et de son bien-être physique et psychologique…

Je me demande si ces mêmes personnes auraient le même discours, face à un chien adulte, si la caresse forcée se finit en morsure, si le câlin boueux d’un chien se transforme en enfant / personne âgée qui tombe par terre ou en pantalon à passer au pressing… Ces mêmes personnes ne crieraient-elles pas « quand on a un chien, on l’éduque ! » ? Alors pourquoi nous empêchent-t-elles de lui apprendre tranquillement lorsqu’il est tout petit ? A méditer…

Roseline Gay Pupier - éducateur canin et formateur

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Bonne nouvelle, la télévision parle d’éducation canine !Youpiiiii !

Ces derniers temps fleurissent sur des chaînes et à des heures de grandes écoutes des émissions sur les chiens et sur l’éducation canine… Bonne nouvelle !

Enfin… Bonne nouvelle ? Vraiment ?

A une époque ou fleurissent de beaux discours visant à nous faire croire que rien n’est plus facile, amusant et ludique que d’apprendre aux chiens un certains nombre de choses… A une époque ou il faut choisir son vocabulaire avec grand soin pour ne pas stresser ces pauvres « bébés »… A une époque ou le chien devient roi… Est-ce une bonne chose une émission sur les chiens ?

Ca le serait, si les médias visaient à rétablir la vérité…

Ca le serait si les médias expliquaient que chaque chien est unique et que donc les « outils de travail » à mettre en œuvre sont en adéquation avec chaque chien…

Ca le serait si les médias montraient les bons côtés amusants et complices, mais aussi les règles à mettre en place pour avoir une vie harmonieuse…

Ca le serait si les médias montraient toute sorte de chiens, avec toute sorte de problèmes, du plus léger (mon chien aboie sans arrêt, mon chien détruit le canapé) au plus grave (mon chien est agressif, il a fait 10 points de suture à mon voisin)

Hélas, les dernières émissions en date sont loin d’avoir cette éthique… Dans l’air du temps, ça prône le chien-enfant roi, les non-règles, et le laxisme… Evidemment, les chiens sont choisis, ils sont sympathiques, ont des soucis de comportement minimes, et un caractère collaborant…

Nous voyons une comportementaliste face à un chien qui mange une chaussure, expliquer qu’il ne faut « JAMAIS disputer son chien et JAMAIS lui dire non »… La solution ? Disputer la chaussure (quelle crise de rire jaune j’ai eu lorsqu’elle c’est exclamée « Vilaine chaussure, tu n’es qu’une vilaine chaussure »)…

Nous voyons un vétérinaire comportementaliste qui explique les bienfaits du « baby talk » car parler à un chien comme à un bébé solutionne comme par miracle les problèmes…

Nous voyons des chiens porter des pyjamas déstressant, regarder des DVD pour chiens pour pallier à leur ennui, transformer les jardins des propriétaires en déchetterie de bouteille plastique dans le but d’épargner les rosiers, nous les voyons avoir leurs propres valises et leurs propres téléphones portables…

Oui mais bon… ça ne peut pas faire de mal… c’est à prendre avec humour…

Avec humour vraiment ?

Le particulier non averti ne va-t-il pas prendre pour argent comptant les solutions diffusées, et les reproduire sur son chien ? Selon le chien, son tempérament, son caractère,cela ne peut-il pas s'avérer vraiment dangereux ?

Prenons l'exemple de la bouteille à la rillettes (pour rappel, le chien détruit tout dans le jardin, et plutôt que de lui expliquer ses interdits et ses possibilités pour s’amuser, le comportementaliste demande aux gens de prendre des bouteilles de plastique vides, de mettre des rillettes dedans et de les jeter dans le jardin pour occuper le chien) : il s'agit là de déviation, afin d'occuper le chien dans un moment un peu anxiogène pour lui, afin qu'il s'habitue progressivement à rester seul parfois dans le jardin... Ce n'est pas une mauvaise idée comme point de départ... L'ennui, c'est qu’à aucun moment on ne cherche à traiter le fond du problème, aucune notion d'apprentissage réelle, aucune notion d'interdit, aucune explication sur le pourquoi du comment...

Avec des chiens tranquilles comme ceux présentés dansl’émission, pourquoi pas (même si à mes yeux la solution est très loin d'êtrecomplète)... Mais banalisé à tous les chiens, c'est dangereux et irresponsable...

Et le jour ou l'on n'a plus de bouteilles vides et que l'on doit partir faire des courses ? Que se passera-t-il ? Le chien trouvera une occupation pour pallier à son ennui, et à sa légère inquiétude de se retrouver seul... Et comme aucune notion claire d'apprentissage n'a eu lieu, il recommencera ses bêtises...

Et si un jour le chien n'a pas faim ou que la bouteille ne l’amuse plus ? Que se passera-t-il ?

Et si un jour, les maîtres partent en vacance ? Le pensionneur ou la famille de confiance qui le garde ne fera pas tout ce cinéma... Que se passera-t-il en terme d'anxiété pour le chien ?

Et si l'on met en place cette solution avec un chien de caractère ? Cela marchera-t-il à votre avis ? Et si un enfant s'approche d'une des bouteilles d'un chien de caractère ? N'y a-t-il pas une dangerosité pourl'enfant ?

Et les risques d’occlusion intestinale lorsque le chien ingère des morceaux de plastique coupants comme du verre ?

Voilà pourquoi banaliser des solutions simplistes est grave et dangereux à grande échelle... Car ce sont les chiens qui en pâtiront en premier... Triste pour le chien... Et ce sont également les maîtres qui enpâtiront… Triste pour les maîtres…

« Votre chien est un tyran domestique ? Mais c’est ça d’avoir un chien ma p’tite dame… »

A partir de ce simple constat ci-dessus, une vraie sirène d’alarme retentit en moi…

N’est-on pas en train d’expliquer aux gens qu’il est normal et que cela fait partie de la règle du jeu, d’avoir un chien qui fait des bêtises ?

N’est-on pas en train d’expliquer au gens qu’il y a une partie ou l’on peut rattraper certains comportement par des moyens ludique et drôle (qui détourne le chien de sa bêtise sans jamais avoir à lui expliquer qu’il n’a pas le droit), et que le reste fait partie intégrante de la vie commune homme / chien ?

Et de ce fait, lorsqu’une famille se fait tyranniser par son chien, et que cette famille va voir un de ces nouveaux éducateurs canins dernier cri et si tendance, et que ce dernier (après lui avoir fait acheter un forfait de cours, et après avoir testé sans succès ce genre de« solutions » vue à la tv) explique qu’il n’y a pas de solutions… La famille, pour l’avoir vu à la télévision n’est-elle pas encline à le croire ?

N’est-on pas en train de banaliser le fait qu’avoir un chien équivaut à avoir son lot de souffrance (adieu canapé, adieu télécommandes, adieu jardin fleuri… c’est ainsi, vous avez un chien madame… il faut savoir ce que l’on veut…) ?

Lorsqu’un je reçois des appels désespérés de personne qui ont été voir ce type de personnes qui ont transformé leur petit chiot en roi de la maison, et qu’à 6 mois, le chien montre les dents parce qu’on essaye de le faire descendre du canapé… Je demande toujours à ces maîtres ce qu’a préconisé la ou les personne(s) qui s’occupe(nt) d’eux… Les réponses sont édifiantes :

  • « il nous a jeté dehors en disant que notre chien est dangereux et qu’il faut le faire piquer »…
  • « Il a refusé d’approcher le chien »…
  • « Lorsque le chien s’est approché de lui, il a couru et s’est caché derrière une porte »…
  • « le chien la pincé sur le terrain d’éducation et depuis il ne répond plus à mes coups de téléphone »
  • « personne ne veut me recevoir dès que j’explique par téléphone les problèmes de mon chien »…
  • « il a regardé mon chien derrière la vitre de la voiture et a refusé que je le sorte du coffre »…
  • « il n’est pas rentré dans la propriété mais m’a donné des consignes par dessus la haie »…
  • « il m’a dit qu’il n’y avait pas de solutions, et que c’était ça d’avoir un chien »…

La réalité des choses… Ce que la télévision ne dit pas…

Il est extraordinaire d’avoir un chien. C’est source de joie, de rire, de complicité, d’émotions… C’est un bonheur. C’est un régal. Je ne me verrais pas vivre sans chien.

Hélas, la télévision ne montre quasiment que cela. Le plaisir et le bonheur d’avoir un chien dans sa vie… Les problèmes rencontrés sont balayés par des solutions qui n’en sont pas, accompagnés d’une musique adaptée avec une voix off qui commente de manière à nous faire sourire de la situation…

Premier constat oublié des émissions : il est de notre devoir d’expliquer les règles de vie qui sont les nôtres au chien qui arrive dans la famille :

  • « Tu n’as pas le droit de manger mon fauteuil. »
  • « Tu ne dois pas déterrer mes rosiers. »
  • « Tu ne dois pas manger les fils électriques. »
  • « Cette pièce est autorisée, celle-ci ne l’est pas, tu n’as donc pas le droit de rentrer. »
  • « Tu ne dois pas me montrer les dents même si je touche à ta nourriture »
  • « Tu ne dois pas sortir de la propriété. »
  • et toutes les règles que vous jugerez nécessaire …

A ces conditions que je vais t’apprendre, tu auras une belle vie, riche de plaisir, de jeux, de câlins…

Second constat oublié des émissions : Il est impensable que le chien décide de nos gestes :

  • « Surveille la table, sinon il va manger le poulet »…
  • « Cache la balle dans ta poche sinon il va te sauter dessus »…
  • « Ne reçois pas tes copains à la maison, ça le fait aboyer »…
  • « Mets le chien dans le salon, sinon, il va t’embêter quand tu vas sortir les courses de la voiture »…

Tout cela est clairement impensable… Ce n’est plus une vie harmonieuse, c’est une torture dictée par le chien.

Troisième constat oublié des émissions : Certains chiens ont un fort tempérament. C’est ainsi. Patrimoine génétique, lacunes d’apprentissages ou passifs compliqués… certains chiens montrent les dents, grognent, attaquent, blessent, vont même jusqu’à être dangereux. C’est un fait. Il est tout à fait possible de les éduquer (dans la grande majorité des cas), et ainsi d’avoir une vie agréable avec eux comme avec les chiens au tempérament plus doux… (J’aimerais bien voir la technique du « baby talk » avec ce type de chien… ça me ferait bien rire je pense !)

Quatrième constat : Certains chiens ont des troubles du comportement. De la même manière que le point précédent : évidement rééducable…

Pour conclure

Que l’on ne s’étonne pas en tant qu’éducateur canin de recevoir de plus en plus de personnes au bord de la crise de nerf… Ou de personnes qui s’écroulent en larme au téléphone…

Que l’on ne s’étonne pas devant le nombre croissant de morsures…

Que l’on ne s’étonne pas du nombre faramineux d’abandons…

La télévision était source de divertissement. Elle était source d’abrutissement aussi. Voici que maintenant elle est source de désinformation canine… A méditer tout cela…

Roseline Gay Pupier - Educateur canin et Formateur

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